| les camps |
| Les dessins sont de Bartoli | ![]() |
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| camp de Gurs 15 mars au 25 avril 39 : construction du camp Avec une capacité " d'accueil " de 18500 personnes, le camp de Gurs est le plus grand camp du sud de la France. Construit en 42 jours, de mars à avril 1939 pour interner les combattants de l'armée républicaine espagnole vaincue par le franquisme, il sera utilisé ensuite comme centre d'internement pour les indésirables du régime de Vichy et deviendra l'une des bases de la déportation des juifs en France. |
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| camp d'Argeles en 1939, à la fin de la guerre d'Espagne, des dizaines de milliers de républicains franchirent la frontière et furent enfermés par les autorités françaises dans un véritable camp de concentration, situé juste au nord de la plage d'Argelès. |
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| camp de Rivesaltes L’idée de constituer dans la plaine comprise entre Salses, Rivesaltes et Espira de l’Agly un camp d’instruction militaire a pris corps vers 1935. Si les travaux de construction débutent en 1938, rien encore ne prédisposait à devenir un camp d’internement. Rivesaltes est choisi en raison des capacités d’accueil qu’il offre en matière d’aménagement et d’espace. En effet, les camps d’internement sont saturés et plusieurs dizaines de milliers de personnes s’entassent dans des conditions sanitaires souvent dramatiques faute d’équipements nécessaires. Ainsi, 600 hectares seront dévolus à un « Centre d’hébergement de Rivesaltes ». Le camp fonctionne ainsi du 14 janvier 1941 date de son ouverture officielle au 22 novembre 1942 (date de sa fermeture même si des internés sont encore présents dans l’enceinte du camp à cette date en attente de leur transfert dans d’autres camp du sud de la France.) |
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| camp du Barcares en avril 1939, la vaste plage du Lido se transforme en camp pour les réfugiés, près de 80 000 personnes s'y entassant deux mois plus tard. Le camp, mieux organisé que ceux d'Argelès et de Saint-Cyprien, se voit annexer en septembre un camp d'instruction destiné à former trois régiments de volontaires, dont beaucoup mourront peu après sur les champs de bataille (leur souvenir est honoré par le Mémorial des trois Colonnes). Après l'armistice, on y forme des compagnies de travailleurs étrangers destinées à diverses localités de la zone libre. Le camp est suppprimé à la fin de l'année 1942. |
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| maquette du camp musée du Vernet ![]() |
camp du Vernet Le camp du Vernet a été construit à partir de juin 1918 pour recevoir des troupes coloniales. A la fin de la Première Guerre mondiale, il est transformé en camp pour prisonniers allemands et autrichiens.Dans l'entre-deux guerres, il sert de dépôt de matériel militaire avant d'être affecté, en février 1939, après la défaite de l'armée républicaine espagnole, à l'"accueil" des milliers de civils et militaires espagnols qui se réfugient en France où l'opinion publique et la classe politique sont partagées entre la peur du communisme (la droite) et la solidarité des partis de gauche à la cause des Républicains. Les autorités civiles et militaires françaises décident de les faire séjourner au camp du Vernet et à la briqueterie de Mazères. Dix à douze mille Espagnols, en particulier des miliciens anarchistes de la colonne Durruti et des inter-brigadistes s'entassent dans dix-neuf baraques très délabrées et cinq mille à Mazères sous des tentes, dans des conditions de vie indécentes malgré l'aide d'une partie de la population, d'organisations humanitaires et de partis de gauche. |
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